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Cinq bonnes raisons pour s’entraîner avec Maître Chen YinJun

17 Octobre 2019

2019 yingjun

De Anita Wetzel

1. Chen YingJung a fait une avancée remarquable sur son chemin personnel de Taijiquan. Pour les élèves, cela signifie que ses corrections, qui étaient déjà excellentes, sont dorénavant encore meilleures.

2. Les corrections apportées par Maître Chen Yingjun sont compréhensibles et accessibles pour l’élève. Il sort l’élève de sa position pour le remettre en place en faisant en sorte que l’élève puisse suivre et retracer le chemin jusqu’à la position finale correcte. Il va toujours chercher l’élève exactement là où il se trouve. Chen YingJun insiste sur le fait que sa correction ne marque ni la position ou la technique parfaites mais qu’elle est axée sur ce qui est possible pour l’élève. Je dirais que c’est exactement ce qui permet à l’élève d’avancer.

3. Chen YingJun, qui dit pour la première fois cette année-ci qu'il est maintenant un maître, est un compagnon très sociable et drôle qui marque un réel intérêt pour les élèves. Preuve en soit qu’il a souvent repensé et pris en compte les « problèmes » de l’élève lors de la deuxième ou troisième séance d’entraînement déjà et qu’il ajuste les corrections en conséquence.

4. Grâce au fait que ChenYingJun maîtrise couramment l’anglais, la communication avec lui est beaucoup plus facile qu’avec d’autres maîtres.

5. Chen YingJun est le seul maître en Suisse à proposer des entraînements dans les disciplines avancées que sont la Laojia Erlu et la Lance.

Si vous souhaitez vous faire une idée plus précise de l’atelier du 14.09 - 23.09.2019 en Suisse, voici quelques notes personnelles plus détaillées.

Lorsque je suis entré dans la halle de gymnastique de Münchenbuchsee et que j’ai vu Chen YingJun, ma première impression a été : Waouh ! Chen YingJun a changé. Il est plus fort, compact, il paraît plus posé. Cette impression allait d’ailleurs se confirmer sans tarder. Quiconque s’était déjà entraîné précédemment avec Chen YingJun a pu constater immédiatement l’immense avancée qu’il a réalisée dans son propre processus et percevoir le pas qu’il est sur le point de franchir présentement sur son chemin. Son charisme, sa présence – quel changement par rapport à l’année dernière.

L’entraînement était structuré comme d’habitude : un échauffement court, un Standing long ou court, en fonction du désir des élèves, puis la forme, Tui Shou ou Reeling Silk selon le programme. Les corrections dans le Standing se faisaient après quarante minutes en position debout. Dès après la première correction, il était clair pour ceux qui suivaient plusieurs sessions d’entraînement que s’ils avaient le choix entre un Standing court ou long, ils choisiraient toujours le Standing long pour pouvoir bénéficier d’une correction. L’entraînement de Chen YingJun vit de ces corrections individuelles.
Naturellement, c’est à chacun de décider s’il veut se laisser corriger pour améliorer ou non une position ou un déroulement de ses mouvements. Ici aussi Chen YingJun a montré qu’il veillait à ce que chacun prenne son tour. Il arrive souvent que les débutants surtout n’osent pas sortir du rang pour se faire corriger sous le regard tous les autres. Je voudrais juste leur dire et répéter ici que chacun de nous a débuté un jour et que nous avons simplement progressé un brin. On s’entraîne tous, vraiment tous.
Bien sûr, les uns trouvent intéressant de voir comment Chen YingJun apporte ses corrections. Ils s’en inspireront pour leur propre travail d’enseignant ou pour eux-mêmes. D’autres au contraire s’ennuient et préféreraient peut-être refaire une forme. Or ils pourraient très bien aussi entraîner seuls quelques séquences puis s’avancer pour poser une question ou demander une correction.
Ce qui est frappant aussi, c’est que Chen YingJun aborde aujourd’hui de manière beaucoup plus assurée des questions générales concernant le Yin & Yang, le Taijiquan comme un art martial, tout comme des aspects particuliers comme la santé en général ou l’importance de la position des pieds et des hanches. Et ce ne sont là que quelques exemples. Dans ce contexte, je me souviens surtout de cette phrase qui dit que se battre est bon aussi pour la santé. Il ne faut pas réfléchir longtemps pour s’en rendre compte.

Qu’est-ce qui ne m’a pas plu ? Il faut que je réfléchisse plus longuement. Est-ce que j’ai vraiment regretté les cuisses brûlantes ? Ou les répétitions incessantes ? Non, je ne crois pas. Et qu’ai-je entendu de la part de quelques autres ? Certains auraient souhaité une correction lors de la pratique d’une forme et des exercices de Reling Silk malgré les cuisses brûlantes qui en résultent.
Mais soyons honnêtes, chaque maître a son style d’enseignement, que cela nous plaise ou non. Tu peux prendre quelque chose pour toi auprès de chacun d’eux. Et c’est particulièrement vrai chez Chen YingJun grâce à ses corrections. C’est exactement la raison qui devrait pousser les pratiquants de Taiji à participer à ses ateliers. Bien que je doive dire ici pour des motifs purement égoïstes : s’il vous plaît, ne venez pas par centaines sinon, moi, je n’aurai plus assez de ses corrections dont j’ai besoin.

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